La réhabilitation améliorée est un concept né dans les années 90, au Danemark, dont le « pape » est le Professeur KEHLET. Il s’agit de faire bénéficier au patient d’une récupération de sa capacité fonctionnelle initiale dans un délai le plus court possible après une chirurgie, tout en diminuant les complications postopératoires. La mise en place de la réhabilitation améliorée dans un établissement de soins est alors bénéfique pour le patient, ainsi que pour la structure de soins qui, fasse à une logique économique actuelle préoccupante, diminue ses coûts suite à une diminution des durées moyennes de séjour. Elle est également garante d’un bénéfice pour les professionnels de santé, qui voient leurs méthodes de travail simplifiées et conformes aux données scientifiques les plus avancées.

Pour mettre en place un tel projet, cela nécessite l’interaction entre trois aspects.

D’une part, l’aspect médical : la rédaction en multidisciplinarité (médecins, infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeutes, diététiciennes, etc.) d’un ensemble de protocoles médicaux est nécessaire, qui suivent le parcours complet du patient, en amont de sa prise en charge jusqu’à son retour à domicile.

D’autre part, l’aspect organisationnel : la structure et les locaux vont devoir s’adapter à un nouveau mode de fonctionnement (ordre d’arrivée des patients, organisation soignante, ergonomie architecturale, logistique, etc.).

Enfin, l’aspect managérial : les paradigmes et croyances ancrés dans la philosophie professionnelle des acteurs du système de santé vont être brisés, ce qui nécessitera une conduite et un accompagnement du changement.